Un quart des Français disent limiter leur consommation de viande, les végétariens restent marginaux

Selon une étude réalisée à la fin de 2020 par l’institut IFOP pour le compte de FranceAgriMer, « 79 % considèrent que manger de la viande est nécessaire pour être en bonne santé »

Un bon quart des Français déclarent limiter leur consommation de viande, parmi lesquels une très faible part expliquent avoir adopté un régime sans viande, selon une étude réalisée à la fin de 2020 par l’institut IFOP pour le compte de FranceAgriMer.

« L’attachement à la viande est toujours marqué : 89 % des Français déclarent aimer le goût de la viande, 90 % pensent qu’on peut manger de la viande et respecter le bien-être animal, 79 % considèrent que manger de la viande est nécessaire pour être en bonne santé », a détaillé, jeudi 20 mai, Grazyna Marcinkowska, chargée d’études consommation pour l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer.

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« Cependant, certaines remises en question se font sentir », ajoute-t-elle, indiquant que « 68 % des Français sont d’accord avec l’idée qu’en France on consomme trop de viande », relativement à des questions de santé et/ou d’impact sur l’environnement.


Malgré ces remises en question, seulement 2,2 % des Français déclarent avoir adopté un régime sans viande, c’est-à-dire pescetarien, végétarien ou végétalien/végan, et 24 % se déclarent flexitariens, c’est-à-dire qu’ils diminuent volontairement leur consommation de viande.


Prix « trop élevé » de la viande

Les trois quarts qui restent se déclarent omnivores, et disent donc manger de tout. Une petite nuance, toutefois, « au sein des omnivores, 8 % de la population totale, tout en se déclarant omnivores, déclarent limiter la viande et en consommer moins d’une fois par jour, on les appellera flexitariens non étiquetés », a précisé Mme Marcinkowska.

Pour ces derniers, le prix « trop élevé » de la viande est la raison la plus citée. Pour les adeptes d’un régime sans viande, la principale raison évoquée (68 %) concerne, sans surprise, les conditions d’élevage et d’abattage. Cette motivation est importante (56 %) dans le choix des flexitariens de modérer leur consommation, mais passe après la santé (62 %). Ces derniers présentent d’ailleurs la moyenne d’âge la plus élevée.


Pour compléter leur portrait, les régimes sans viande et flexitarien « ont un profil résolument urbain, féminin et diplômé, les omnivores étant majoritairement des hommes, surreprésentés parmi les habitants de petites villes ou de zones rurales et avec un diplôme inférieur au bac », a résumé Mme Marcinkowska.

La majorité des personnes ayant un régime sans viande est constituée de célibataires, et c’est chez les omnivores que l’on trouve la présence la plus élevée d’enfants de moins de 15 ans. « Adopter un régime restrictif est sans doute plus difficile quand il faut concilier ces pratiques alimentaires avec des goûts et des besoins d’autres membres du foyer », a commenté la chargée d’études.


Pour cette étude réalisée à la fin de 2020, l’IFOP a interrogé 15 001 personnes en France, selon la règle des quotas, en utilisant un questionnaire en ligne.


Source : Le Monde avec AFP

Publié le 21 mai 2021 à 02h59 - Mis à jour le 21 mai 2021 à 08h01

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